
L'été dans la peau : vos témoignages
5 femmes, 5 parcours différents, mais toujours la même envie d’apprendre à s’aimer.

L'été dans la peau
La réunion annuelle d’Ysé, L’été dans la peau, est de retour : un temps fort, où nous donnons la voix à des femmes inspirantes pour partager des récits sincères et engagés autour du rapport au corps.
À l’heure où la peau se dévoile davantage, il nous semble essentiel de questionner notre lien à l’intime, et de faire émerger des images plus justes, plus douces, du regard que l’on pose sur soi.
Continuer d’interroger le regard féminin et la force que l’on peut y puiser. Parce que nous croyons que c’est ensemble que nous apprendrons à poser sur soi un regard plus tendre.
Aujourd’hui, nous partageons les récits de 5 d’entre vous : 5 femmes, 5 parcours différents, mais toujours la même envie d’apprendre à s’aimer.
Annabelle
Aujourd’hui, je dirais que j’essaie de me concentrer davantage sur tout ce que mon corps m’apporte de positif plutôt que sur mes complexes. À l’adolescence, j’étais très complexée mais au fil des années, j’ai appris à aimer chaque partie de mon corps.
Ce qui m’a beaucoup aidée, c’est d’apprendre à mettre ma morphologie en valeur et à la sublimer. Porter des pièces qui révèlent ma personnalité a été une étape clé dans ce cheminement, d’abord avec les sous-vêtements, et puis progressivement j’ai appris à me détacher du regard des autres et à m’assumer pleinement.
Cet été, je suis enceinte et je vois mon corps changer, ce qui est déstabilisant. Mais je pense qu’au fil de la vie notre corps évolue constamment : il est important d’apprendre à l’aimer, peu importe son apparence.
Si je pouvais parler à la jeune fille que j’étais je lui dirais de ne pas se comparer. Ses différences ne sont pas des défauts, elles font partie de ce qui la rend unique. Et surtout, je lui rappellerais que ce que l’on voit à travers nos écrans ne reflète pas toujours la réalité.

Claire
Le rapport au corps, surtout en tant que femme, est comme un long chemin à parcourir. Il est souvent long et semé d'embûches.
Grâce à plusieurs années de travail, je suis fière aujourd'hui d'être parvenue à l’aimer. Il me permet d'aimer, de voyager, et de faire du sport. Grâce à lui, je vis des expériences incroyables et je crée des souvenirs inoubliables. Alors oui , j'ai arrêté de le juger et de mal lui parler. Être bienveillante avec son corps aide beaucoup dans le chemin de l'acceptation. Prendre conscience de ce qu'il nous apporte et nous permet de vivre est la clé pour l'aimer.
Je suis tombée malade il y a une dizaine d'années. Tout va bien maintenant mais mon corps a beaucoup changé pendant cette période, et mon rapport avec lui a beaucoup évolué depuis. Au lieu de le soutenir dans cette épreuve, je l'ai beaucoup critiqué au début.
Il a fallu quelques années, quelques voyages et beaucoup d'introspection pour apprendre à lui faire confiance. Depuis, j'ai appris à écouter mon corps et prendre soin de lui. Et il me le rend tellement bien.
Je me sens particulièrement en confiance dans mon corps quand je fais du sport : c'est le moment où je me sens le plus vivante. Et pour ce qui est de me sentir belle et femme, porter de la belle lingerie et des vêtements féminins et colorés aussi. Avec les bodys Ysé par exemple, je me sens tout de suite plus affirmée, plus femme, plus élégante.
À la jeune fille que j’étais, j’aimerais dire : croque la vie, fais toi confiance et fais confiance au destin. Il a plein de belles surprises pour toi.



Charlotte
Pendant longtemps, j’ai regardé mon corps à travers le miroir, en espérant qu’il renvoie une image dans laquelle je me reconnaîtrais et que les autres trouveraient jolie. Mon attention se portait sur mon apparence.
Puis la maternité est arrivée, bouleversant cette perspective. Je comprends enfin que mon corps n’était pas seulement une silhouette. Il a une histoire bien plus précieuse. Ma première grossesse, qui a mené à la naissance de ma fille en mai, a transformé mon rapport avec mon corps, en laissant une nouvelle empreinte.
C’est pendant les soirées d’été que je reprends petit à petit confiance en moi. Je ressors les quelques pièces que j’avais laissées au placard l’été dernier et je retrouve le plaisir de m’habiller, de me sentir désirable.
Je crois que je suis plus à l’aise avec la nuit, comme si elle laissait un peu plus de place à ce que l’on ressent qu’à ce que l’on montre au jour. Pour poser un regard plus tendre sur moi-même, je me raccroche à mon histoire. J’essaie de moins me comparer aux autres, de regarder mes propres cicatrices avec bienveillance et d’avancer à mon rythme.
À la jeune fille que j’étais, j’aimerais dire : que son corps deviendra son meilleur ami, parce qu’il portera son histoire, ses joies, ses combats et ses métamorphoses. Il n’y a rien à cacher dans un corps qui raconte la vie, et qu’au contraire, il y a tant de raisons d’en être fière.
Rym
J’adore mon corps. Pas parce qu’il est parfait, loin de là, mais parce que je sais ce qu’on est capable de faire ensemble. Je le respecte grâce à un mode de vie sain et en restant toujours en mouvement. Au collège j’étais celle qu’on choisissait en dernier en sport, je n’avais pas forcément confiance en mon corps : depuis, je suis toujours aussi nulle en coordination mais j’adore le sport et je sais ce dont je suis capable. Entre-temps 2 grossesses, 20 kg de plus à chaque fois mais mon corps se remet à son rythme et sans aucune pression. Pour moi, le corps est semblable à la vie : ce sont des saisons qui passent. Actuellement mon corps n’est pas la meilleure version de lui-même mais je suis bien dedans.
Quand je me suis mise sérieusement au sport, j’ai aimé encore plus mon corps pas parce qu’il était plus beau mais parce qu’il était plus fort. Après deux accouchements en 2 ans et demi j’ai hâte de m’y remettre. Je l’aime encore plus pour ce qu’il a accompli et pour les traces de la vie qu’il porte, que j’assume et que je chéris.
Je me sens plus en confiance quand je suis à l’aise et mise en valeur dans ce que je porte : c’est d’ailleurs chez Ysé que j’ai créé la garde-robe qui m’accompagne cet été, des maillots aux petits hauts en passant par mon sac.
À la jeune fille que j’étais, j’aimerais dire : garde en tête tes rêves et poursuis-les.

Ingrid
I have very much fallen out of love with my body... I don't think I ever thought that my figure was good enough. Growing up in the 80s/90s our criteria when I was a teenager were models such as Claudia Shieffer and Kate Moss and even being a size 36/38 French was not matching the criteria we wanted to meet... the jeans were incredibly tight, with low waist and no stretch or straight shapes designed for men with no hips. The years passed and between work, a household to juggle and feeding growing teen boys who desperately try to become bigger to meet their generation targets and be the strongest on the building pitch, I have lost my silhouette completely. The pre-menopause and hormones shift has not helped and my tummy which used to always be flat is no more, my waist is not as marked as it used to be and although I am trying be kind to myself, I struggle to let go of my silhouette and accept the evidence that I am aging and it is part and parcels of being on the edge of half a century.
Sometimes, my body also send me back to these failed pregnancies that seem to have marked my body as much as my soul. I do think that the repeated loss of pregnancies happened on the eve of my peri menopause when everything becomes chaotic, your brain, your anxiety and your body. I felt I woke up one day to a body that was not mine anymore, a little bit like a stranger.
I feel more confident in my body when what I wear is flattering and that I know it only shows my body with its best attributes... a long dress adjusted at the top and loosen under my breast, a highleg cut swimsuit, a nice pattern. I have just purchased the swimsuit entre ciel et mer in the pattern caroline and I really love it. This winter I fell in love with the caraco parfum evanoui, the bustier coeur contre coeur in pensée print, but what I worn on a weekly basis are the top la veillée and les joyeux bavardages in augusta. I know that when I were these tops I am confident and feel elegant
I would like to say my younger self to be kind and gentle, to enjoy the time that moves and stop chasing the impossible body. To live every moment and savour the accomplishment as they come; being a mother and therefore having a different body is normal, aging is fine and ineluctable. Be gentle and live for yourself and others.
